Un résumé sur l’intervention de Ibrahima Fall, Docteur en sciences de gestion Mines Paris PSL et consultant, sur le Managementwashing.
http://r.xerficanal.fr/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsGQ151CoadItVc6SGgvAn/tFxpYnHpJgkZ
La mise en place de solutions efficaces et pérennes, notamment en qualité et en maitrise des processus, se heurte aux divergences des différentes parties prenantes (actionnaires, dirigeants, salariés, etc.) qui n’ont ni les mêmes intérêts, ni les mêmes perspectives. Il est donc difficile qu’elles aient la même appréciation, toujours subjective, pour résoudre un problème réel, et donc objectif, en partant des causes profondes et non, comme c’est souvent le cas, des conséquences ou des symptômes.
Du moment où les différentes parties prenantes ne sont pas alignées sur un même constat et ses conséquences, elles ne peuvent saisir les difficultés en profondeur.
Les conséquences en sont :
– Un problème objectif à résoudre devient un simple appel à l’action sans réfléchir et identifier les causes profondes et sans accepter de payer un certain prix pour transformer la situation. Cela donne par exemple le greenwashing au sujet du changement climatique et le managementwashing voire le travailwashing : parler du travail sans en tirer les véritables conséquences en termes de management.
– Une augmentation des modes managériales et autres dispositifs sans nécessairement un impact réel sur la cause des effets : programmes de développement du leadership des managers et des dirigeants, plans de formation sur les soft skills, utilisation de l’IA pour créer expériences collaborateurs, etc.
– La mise en œuvre de dispositions superficielles : radicalisation de l’approche par les compétences avec une couche supplémentaires portant sur les compétences comportementales (les fameuses soft skills), aggravation des maux du travail en traitant de plus en plus les individus (disciplinaire ou à l’inverse coaching…) sans aborder les situations de travail.




